Mesdames et messieurs, à la télé céleste ce soir, les aurores boréales !

Elles sont belles, colorées, dansantes, naturelles… en un mot: M A G I Q U E !

Tellement magiques qu’elles restent mystérieuses pour les chercheurs même. Malgré tout nous savons à peu près les ingrédients à réunir pour voir une aurore boréale. On vous dévoile cette recette secrète ici:

Valable pour 1 personne à l’infini :

– Un ciel clair
– Des températures froides
– Un bon petit coup de pouce du soleil
– Une totale obscurité
– Être près des pôles
– Un peu de chance.. !

Et on vous y emmène ici. Leur aspect magique provient entre autre de leur caractère imprévisible et mystèrieux autour de leur fonctionnement. Aussi comme tout phénomène sauvage et naturel, si vous nous accompagnez lors d’une chasse aux aurores boréales, il est possible de ne pas en voir du tout.. .

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Venons en maintenant à la version compliquée de la recette pour ceux qui ont écouté leurs professeurs de de physique chimie :

Qui est le responsable ? Ce bon vieux soleil ! (Source: http://www.meteo.org/phenomen/aurore.htm)

Que se passe-t-il?

La surface turbulente du soleil rejette dans l’espace des atomes et des particules subatomiques (protons, électrons). Lors de violentes tempêtes solaires, une grande quantité d’électrons et de protons venant du soleil arrivent dans l’atmosphère terrestre et excitent les atomes d’oxygène et d’azote, lesquels deviennent subitement lumineux et produisent les magnifiques voiles (rubans ou rideaux) de lumière colorée, les aurores boréales. On les nomme polaires car une fois dans l’atmosphère terrestre, les particules sont prises au piège par le champ magnétique les attirant vers les pôles magnétiques nord (aurore boréale) et sud (aurore australe).

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Où cela se passe-t-il:

Dans l’ionosphère, située en moyenne entre 100 et 1000 km de nous.  c’est plutôt de 100 à 150 km environ au-dessus du sol qu’on les retrouve en plus grand nombre (Une navette spatiale voyage à un peu plus de 300 km d’altitude).

Le pourquoi du comment des couleurs:

La lumière solaire (ou les électrons) qui arrive dans l’atmosphère terrestre entre en collision avec différentes molécules. Chacun des gaz atmosphériques va briller différemment selon son état, neutre ou chargé, et aussi selon l’énergie de la particule qui la frappe.

La couleur jaune-verte, la plus éclatante et la plus fréquente, est émise par les atomes d’oxygène qui sont à environ 100 km d’altitude. Ceux qui sont plus haut, au-delà de 300 km, émettent une lumière rouge foncé. Ces aurores toutes rouges sont rares. C’est d’ailleurs ce genre d’aurores qui a quelquefois causé la confusion: certains avaient pris une aurore polaire rouge pour la lueur d’un feu de grande envergure; plus d’une fois on a fait appel aux pompiers pour éteindre… une aurore boréale!… Finalement, les molécules d’azote, qui sont neutres, à un bas niveau, produisent une lumière rouge pâle quand elles sont frappées par les électrons. L’azote de la haute atmosphère devient ionisé et émet du bleu et du violet. Ce sont justement les molécules d’azote qui produisent le bordure inférieure, dans les teintes de rouge-violet et les côtés vagués des aurores.

Certaines aurores sont rouges avec un soupçon de vert, de bleu, de jaune et de blanc. Mais de façon plus générale, les aurores apparaissent blanchâtres avec quelques reflets vert et rarement des reflets rougeâtres. Mais à cause de la faible luminosité des aurores et de la noirceur de la nuit, notre oeil perçoit mal les couleurs.

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Quand et où en observe on?

Visibles que la nuit, on a plus de chance de les voir durant l’hiver et plus fréquemment autour de minuit (en fait, entre 22 heures et 3 heures du matin). Si par hasard, une aurore est observée tôt en soirée, il est alors fort possible qu’une autre suivra quelques heures plus tard.

Elles peuvent enflammer le ciel pendant plusieurs minutes et même parfois pendant plusieurs heures. Le plus souvent, les aurores boréales surgissent dans la direction du nord, mais on observe parfois de pâles rubans lumineux qui traversent le ciel d’est en ouest.

Nous vous emmenons les observer du 15 septembre au 15 avril.

Peut-on les prévoir?

On ne peut prévoir l’époque ni même la forme que prendront les aurores polaires. Cependant en Islande, les scientifiques essaient d’estimer la probabilité d’en voir sur le site météo isalndais: vedur.is, dans la rubrique Nothern Lights (http://en.vedur.is/weather/forecasts/aurora/). Si l’indice est à 4 et au dessus, et que les probabilités d’en voir sont élevées.

Et c’est le cas ce soir alors levez les yeux !!

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Comment les observer?

En sortant le soir, de préférence à la campagne, là où le ciel est noir. Les lumières de la ville contribuent grandement à diminuer le contraste des aurores de faible intensité.

Enfin, préférer les grandes étendues dégagés, sans arbres ni montagnes trop proches… Le must reste quand même de trouver une source d’eau chaude naturelle en pleine nature ou une piscine le long d’un fjord, d’attendre la nuit tombée, s’y blottir et de n’avoir qu’à lever les yeux au ciel…

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Pour en savoir plus: http://www.meteo.org/phenomen/aurore.htm

 

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